Bien des gens ignorent
l’existence de la glande uropygienne parce qu’elle n’est pas visible au premier
coup d’œil. Elle se situe à la base de la queue en partie dorsale sous les
plumes. Elle est bilobée (séparée en deux lobes) et également constituée d’une
papille (petite éminence à la surface de la peau ou d’une muqueuse) qui est
recouverte par une "touffe" de plumes formant ce que nous appelons communément
la "mèche".
La glande uropygienne est présente chez
tous les oiseaux à l'état embryonnaire. Elle semble toutefois manquer au stade
adulte chez les ratites ainsi que chez certains
columbidés et psittacidés. Ce constat
permet d'avancer que cette structure correspond à un caractère
ancestral chez les oiseaux et que son absence représente une
régression[1]. Elle
montre d'ailleurs tous les stades de développement, depuis les glandes
uropygiennes très développées des sternes et des grèbes
jusqu'aux structures vestigiales de certains hérons et pigeons[2].
La réduction de la taille de la glande
uropygienne peut expliquer qu'elle ait pu être considérée comme absente chez
certains oiseaux, comme les aras[3], alors
qu'elle est en fait présente, mais de taille très réduite[2]. Une
étude portant sur 1164 oiseaux de 126 espèces correspondant à 49 familles n'a
d'ailleurs pas permis de trouver d'espèce qui en soit totalement démunie[2]. Il
convient donc de considérer avec prudence la liste des oiseaux qui seraient
tout-à-fait dépourvus de glande uropygienne.
La même étude n'a pas permis de mettre en
évidence de différences de taille qui seraient en relation avec la phylogénie ou avec l'habitat :
il n'y a en particulier pas de différence significative dans la taille de la
glande uropygienne entre les oiseaux aquatiques et les espèces terrestres[2].
La glande uropygienne est une glande exocrine
d'origine tégumentaire
située de part et d'autre du croupion, sous la peau du dos. Elle comporte deux
lobes enfermés dans une capsule conjonctive elle-même
enveloppée dans du tissu adipeux, dorsalement
au muscle élévateur de la queue. Elle débouche vers l'arrière à la face dorsale
du croupion par 1 à 18 ouvertures, au niveau d'une structure en forme de papille
munie ou non d'une petite touffe de plumes[4],[5] ;
quand celle-ci existe, c'est à son niveau que les oiseaux recueillent la
sécrétion lors du toilettage.
La structure interne de la glande
uropygienne est typique des glandes exocrines : elle est constituée de
multiples tubules sécréteurs organisés de manière radiaire autour d'une lumière centrale. Des
canaux collecteurs en émergent qui convergent vers la papille
dorsale.
Le fonctionnement de la glande uropygienne
est de type holocrine : la libération des produits de sécrétion dans la
lumière des tubules se fait par rupture des cellules sécrétrices.
Les tubules sont entourés de fibres musculaires lisses
dont l'action, tendant à vider la glande, serait déclenchée par l'intermédiaire
de fibres nerveuses du système
nerveux sympathique au contact du bec sur la papille[1].
La fonction de la sécrétion uropygienne est
discutée, mais il semble qu'elle agit entre autres sur la flexibilité des plumes et comme un
agent antimicrobien en inhibant
la croissance de bactéries dégradant les plumes[6].(
http://fr.wikipedia.org/wiki/Glande_uropygienne)
Il me semble que la glande uropygienne ne fonctionne pas
de façon exemplaire chez des jeunes oiseaux et particulièrement chez les
gris.
En effet, les jeunes, particulièrement des eam, n'étanchéifient pas
leur plumage, même en répétant les gestes vers la glande. Il faut un
"apprentissage" pour y arriver correctement, en général une exposition à un
temps de pluie ou de douche à 5 ou 6 reprises. Faute de quoi lors d'une pluie
les oiseaux sont trempés rapidement et risquent la mort par
refroidissement.
Le même phénomène peut être observé avec des oiseaux adultes
privés de bain ou seulement d'accès régulier à une volière extérieure.
Il me
semble donc que la glande uropygienne, pour fonctionner correctement, a besoin
d'être stimulé ou par des hormones de l'oiseau ou par une exposition à
l'environnement.
Beaucoup
d'animaux peuvent synthétiser la vitamine D3 à partir de la lumière du jour à
travers leur peau.
Les
oiseaux ne peuvent pas synthétiser la vitamine D3 car leur peau
est
recouverte de plumes. Chez la plupart des oiseaux, la circulation
sanguine apporte la provitamine D3 à la glande uropygienne, qui la concentre en
sécrétions glandulaires. Celles-ci sont ensuite appliquées sur les plumes durant
le graissage et sont donc exposées aux UVB.
L'oiseau avale par la suite la matière exposée aux UV, quand il se
lisse à nouveau, et l'huile pénètre dans son corps sous forme de provitamine D.
Le foie et le rein la transforment alors en vitamine D3.
Dans le foie,
la vitamine D3 est convertie en 25-hydroxy-vitamine D, la principale forme
circulante de la vitamine D. La conversion dans sa forme active, la
1,25-dihydroxy-vitamine D, se produit dans les reins.
http://users.swing.be/cpsn/bird-lamp.pdf